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Mesdames, Messieurs,
Nous avons reçu une mise en demeure émanant de la DRU, intitulée « Mise en garde légale » par mail, dans laquelle il est affirmé que nos publications seraient susceptibles de constituer des injures, de la diffamation, voire une atteinte à l'honneur et à la réputation au regard de la législation européenne et espagnole.
Il y est également soutenu que la diffusion d'images ou de contenus rituels, lorsqu'elle viserait à ridiculiser ou porter atteinte à la dignité d'une communauté religieuse, pourrait engager notre responsabilité civile et pénale. Le retrait immédiat des contenus concernés nous a été demandé, et des actions juridiques ont été évoquées.
Il nous a également été reproché, de manière plus polémique, de vouloir transformer la Charte des Druides en une forme de tribunal moral, certains allant jusqu'à employer des comparaisons excessives, parlant de « Torquemada » ou de « blasphème ».
Nous avons répondu de manière claire et juridiquement fondée.
Le contenu publié ne comportait ni noms civils, ni identification précise d'association, ni éléments permettant de viser personnellement quiconque. Il s'agissait d'une critique et d'une parodie portant sur une pratique que nous estimons contestable, à savoir la mise en scène d'un sacrifice de peluches avec du faux sang.
Or, nous vivons en France et sommes soumis aux lois de la République française. En droit français, il n'existe plus aucun délit de blasphème. La liberté d'expression est protégée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, notamment son article 10, ainsi que par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
Cette loi encadre les abus — diffamation, injure, provocation à la haine — mais elle n'interdit pas la critique, la satire ou la parodie d'une religion ou d'une pratique religieuse, dès lors qu'aucune personne ou groupe de personnes n'est visé en raison de son appartenance.
Dénoncer une pratique que nous jugeons absurde ne constitue pas une attaque contre une religion en tant que telle. Le droit français protège la liberté de débattre, de critiquer et même de caricaturer.
Si certains estiment néanmoins qu'une infraction a été commise, il leur appartient de saisir l'autorité compétente. Nous sommes disposés à répondre à toute convocation et à laisser la justice apprécier les faits dans le cadre légal applicable.
Depuis deux ans, nous faisons l'objet d'attaques répétées. Dans le même temps, nos prises de position ont porté sur la lutte contre le charlatanisme, le sexisme, le racisme, ainsi que sur l'organisation de rassemblements et le développement d'une charte éthique visant à protéger les individus et à structurer un cadre responsable.
Nous invitons chacun, lorsque des attaques publiques visent les signataires ou les associations liées à la Charte des Druides , à conserver les éléments factuels (captures d'écran), non par esprit conflictuel, mais afin que les associations puissent, si nécessaire, se défendre juridiquement de manière sereine et structurée.
Au-delà des tensions, nous rappelons que l'un des fondements essentiels de notre pays demeure la LIBERTÉ : liberté de conscience, liberté d'expression, liberté de débat.
La Comardiia Druuidiacta Aremorica
La Communauté Druidique d'Armorique

