Mille feux
Je ne veux pas d'une vie tiède,
D'un souffle perdu dans les foules,
D'un cœur qui bat sans faire de vagues,
Ni d'un destin qui jamais ne bouleverse.

Je ne veux pas d'une vie tiède,
D'un souffle perdu dans les foules,
D'un cœur qui bat sans faire de vagues,
Ni d'un destin qui jamais ne bouleverse.
Dans le vieux chêne noir où soupire la brume,
Le hibou veille encore aux frontières du soir ;
Ses yeux d'ambre allumés sous la pâle enclume
Percent l'ombre et le temps d'un immobile regard.
Honte à vous, bateleurs des antiques mystères,
Saltimbanques sacrés des marchés de chimères,
Qui parez vos discours d'un vernis solennel
Pour masquer le néant d'un savoir personnel.
Je ne remercierai jamais assez mon frère Morgan pour avoir rédigé la préface de mon recueil que je lui ai remis en main propre aujourd'hui, un moment précieux, empreint de fraternité, qui marque une étape importante dans mon chemin sacerdotal.
On m'accuse, voyez-vous, d'envoûter les esprits,
D'avoir lié les rois, les sages, les proscrits ;
Moi, pauvre herbe aux mains nues, cueillant l'aube et la pluie,
Je serais le démon qui murmure dans la nuit.
Celui qui croise ce regard en sort changé, car on ne peut mentir à ce qui ne demande rien. Voilà pourquoi le poème appelle à marcher droit, sans masque. Non par peur de punition, mais parce que la dissimulation est inutile. Les Dieux espèrent voir l'homme se relever. Cette phrase est capitale. Elle renverse la logique de soumission. Les Dieux...
Chères Sœurs, Chers Frères, Chères Amies, Chers Amis,
Maman, pourquoi ma plume, au matin, saigne encore ?
J’écris avec la nuit, j’écris avec mes morts ;
Le monde est un tumulte où l’homme s’abandonne,
Et mon cœur fatigué cherche encor ta couronne.
Enfants de Talantio, écoutez ma parole,
Le monde vous façonne et déjà vous contrôle.
On grave dans vos cœurs des vérités fragiles,
Que répètent en chœur les foules dociles.
« Lorsqu'ils s'éloignent de la vérité
Ils s'éloignent aussi [des Dieux]
Mais nous louons beaucoup ce qui nous en parait digne. »
– John Toland, Panthéisticon
Je ne veux pas d'une vie tiède,
D'un souffle perdu dans les foules,
D'un cœur qui bat sans faire de vagues,
Ni d'un destin qui jamais ne bouleverse.
Arthur appelle Merlin aux Bahamas
« Et pourtant, la plupart des ingrédients du New Age ne sont pas moins respectables que la croyance en la virginité mariale, en l'Immaculée Conception et autres dogmes chrétiens. C'est leur amalgame confusionnel qui engendre une spiritualité cacophonique d'une indigente superficialité. [...]
Arthur palabrait depuis des heures à propos de ses doutes à côté de Merlin, quand tout à coup ce dernier se mit à l'affût en tendant l'oreille, arrêtant d'un doigt sur ses lèvres le jeune roi.