Les « Indo-Européens » existent sans exister – avec un encart sur l’Odyssée de Christopher Nolan

Source : l'Hadès selon Christopher Nolan...
Les Découvreurs inter-mythiques
Georges Dumézil n'est pas un génie : c'est un découvreur, et c'est déjà chose extraordinaire. Il n'avait pas besoin d'ingéniosité pour découvrir le motif de la trifonctionnalité dans les mythes des sociétés indo-européennes : il n'eut besoin que d'attention. Une attention qui manque à la plupart, néanmoins, n'en doutons pas, car souvent on l'accuse d'inventer, là où il s'ingénia pourtant. Tout était là :
Dans les mythes indo-européens, de l'hindouisme au celtisme, en passant par l'iranisme, le hittisme, l'ossètisme, l'hellénisme [grecquisme], le danisme [germano-scandinavisme] et le romanisme... pour ne citer que les plus connus... dans les mythes indo-européens, on retrouve le motif de la trifonctionnalité. Les mythes.
En effet, les mythes, parce qu'il fallut du temps à la recherche impulsée par Georges Dumézil – dont Georges Dumézil lui-même, il le reconnaît d'écrit en écrit avec une humilité qui frise l'« épistémo-masochisme » (c'est-à-dire le masochisme épistémique, masochisme devant ses propres découvertes qu'il n'acte jamais) … – il a fallu du temps à la recherche que Dumézil impulsa, donc, pour admettre que la trifonctionnalité ne s'incarnait pas toujours dans les sociétés indo-européennes.
C'est-à-dire que, aux débuts du comparatisme indo-européen, les chercheurs s'emballèrent – ce qui n'est pas illogique – pour ce que ne furent que des hypothèses : ils s'imaginaient, par exemples, que les théonymes (noms divins) étaient explicites ; ou bien, en l'occurrence, que l'on retrouverait la trifonctionnalité indo-européenne toujours et partout, pour ainsi dire comme en Inde avec les castes, mais aussi encore durant notre Moyen-Âge avec les trois ordres (clergé, noblesse, roture) pour le coup bel et bien structurant la société.
Trifonctionnalité, qui es-tu ? Or, es-tu seulement ?
Au sommet de cette trifonctionnalité : la double-fonction sacerdotale et juridique, mythiquement incarnée par deux Divinités complémentaires, fondatrices, prêtresses et/ou royales ; la simple-fonction guerrière, sur laquelle empiète la royauté à la charnière des deux premières fonctions ; la simple-fonction féconde bien que foisonnante, des accouplements animaux aux humains, en passant par la fertilité des sols, à quoi s'ajoutent en fait tous les arts & métiers alors essentiellement artisanaux.
Bien que la trifonctionnalité valorise chaque fonction, il semble assez évident que chaque fonction a ses puissances, toujours perceptibles de nos jours si l'on s'en sert de grille de lecture : la troisième fonction domine paradoxalement, avec l'économisme, puisque l'économisme-même, abusif, se retourne contre les conditions de possibilité de la fécondité. Mais la première fonction, avec le Droit et l'écho des religions légendaires monothéistes (non-mythiques comme les polythéistes) n'est pas en reste. Quant à la deuxième fonction, on n'arrête pas d'en entendre parler dans les médias.
C'est là que les esprits sommaires trouvent que Dumézil est un nul : après tout, on retrouve ces trois fonctions de manière semble-t-il évidente, toujours et partout. En effet ! Comme réalités diverses et variées, pour ainsi dire éparses et répandues... mais pas comme motifs mythiques. Le comparatisme indo-européen a fini par s'en tenir à cela, puisque, par exemple dans la société romaine, les fonctions se diluaient déjà dans la citoyenneté ; de même, chez les Danes [Germano-Scandinaves] : Romains et Danes confusionnèrent les trois fonctions, contrairement à l'Inde.
Chez les Hellènes [Grecs] de même : on voit bien, rien que dans la récente Odyssée de Christopher Nolan, que les « roitelets » de « l'archipel » hellénique [grec] se sentent au contact des Dieux & Déesses, tout en pratiquant des magies rituelles, notamment pas le sacrifice. Bien qu'il y ait antiquement eu des sacerdotes, des devins et des mystes, ils furent avant tout dédiés à un centre cultuel ou mystagogique, sans primeur sociétale... ce n'étaient déjà plus que des « agents d'entretien ».
Encart annoncé sur le film, dispensable encore que bienvenu, mais vous pouvez aussi bien le sauter et y revenir plus tard ...
Pour l'anecdote cinéphile, attention spoilers, faisons remarquer que l'Odyssée part du principe que le sagace Ulysse – dont elle ne rend rien de la sagacité, mais dont elle invente la culpabilité crypto-portestante hollywoodienne … – que le sagace Ulysse, disions-nous, est atrocement dévot pour un polythéiste, au point d'avoir fait de son angoisse de culpabilité son ressort psychologique crucial.
Dans le mythe hellène, le cheval de Troie n'est pas une offrande à Athéna, mais juste un don : le film croit utile de rendre ce moment réaliste, en cherchant une explication à l'acceptation du don par les Troyens, comme s'ils auraient dû instinctivement avoir eu envie de le détruire – et comme si le spectateur contemporain aurait jugé ridicule cette acceptation par défaut : c'est vraiment le postuler méchant par définition.
Bref, le scénario de Nolan retourne littéralement l'idée de l'Athéna homérique contre elle-même – sans compter que Zeus aussi, dans sa sagacité, n'a pu qu'approuver ce stratagème, lui qui homériquement voulut soulager la terre d'un surcroît d'hommes, en cette guerre. Et ce n'est pas tout, puisque l'Athéna qui apparaît dans le film incarne la culpabilité d'Ulysse, mémoire d'une femme violée à Troie.
C'est que, de manière générale, ce scénario peut se résumer ainsi : « l'Odyssée, délire post-traumatique de guerre, d'un chef hellène chrétien dans l'âme mille ans avant le Christ, rendu junky par une érotomane, qui s'avère sa naturopathe/psychanalyste d'avoir ainsi soulagé son trauma ». Dans l'exacte idée, voilà tout. A partir de quoi le Cyclope, Circé, Charybde, les Sirènes, et ainsi de suite, se résument à ses années de possessivité hallucinogène.
Par ailleurs, il fut tristement hilarant d'observer la polémique sur « la Hélène noire », sans parler de sa sœur jumelle Clytemnestre, assassine d'Agamemnon. En effet, on pourrait même trouver un sous-texte raciste au film, puisqu'Hélène est une mijaurée – certes probablement mutilée dans sa beauté une fois Troie reprise, par son époux Ménélas qu'on comprend avec répugnance – tandis que Clytemnestre est une impie pour l'époque se faisant criminelle – certes elle-même compréhensible, à la manière de Méduse brutalisée par les hommes, quant au sacrifice humain extraordinaire de ses enfants, par nul autre que son époux leur père, Agamemnon.
La cerise sur le gâteau « délicieusement raciste », c'est bien sûr ce galérien incarné par un acteur typé asiatique, courant se noyer auprès des Sirènes. Sans parler de la perfidie de son lieutenant de bord, typé arabe.
Outre que dans l'ensemble, ces épisodes servent à souligner contrastivement la bonté crypto-chrétienne d'Ulysse, notons que la crudité des mœurs antiques – avec des sacrifices animaux qu'on ne nous a visuellement pas épargnés – reste bien rendue. Oui, l'Odyssée de Christopher Nolan, dans ses partis-pris modernisants, rend très bien en général, à parvenir à nous soumettre à d'étranges brutalités, qu'on peut toutes mettre en perspective dans l'ordre du trauma sédaté …
… encore que rien n'explique qu'un tel homme qu'Ulysse – « roitelet archipélique » en ce monde – eût pu se retrouver aussi peut préparé à encaisser ces réalités. De même, enfin, qu'il n'a jamais été nécessaire à une veuve ou supposée telle, d'entrer dans des formes de démences pré-féministes, pour justifier de ne pas vouloir se remarier – on parle de Pénélope, évidemment – ce que le fébrile Télémaque endure sans broncher, alors qu'il y aurait de quoi le rendre aussi dément que l'atmosphère dans laquelle il grandit : la recherche de réalisme n'est pas la chose du monde la mieux partagée.
En bout de course, l'Odyssée de Christopher Nolan raconte le retour de guerre d'un père de famille aimé, ce qui relève d'un certain rêve américain, mais qui, aussi, dans notre époque si prompte à rejeter « le père », n'est pas sans vertu héroïque.
Où c'est drôle, comme les critiques « d'absence de scènes de sexe » évidentes chez Homère, sont venues des milieux ultra-féministes, à vous donner raison à ces misogynes de dictons : « Souvent femme varie ; les femmes ne savent pas ce qu'elles veulent. » Passons.
Les Devenirs géohistoriques ne se sont jamais arrêtés pour les « Indo-Européens »
Tout dans l'Odyssée d'Homère … comme « de Nolan » … plaide non pour une trifonctionnalité, mais pour une monofonctionnalité, le citoyen hellène étant le citoyen hellène, certes en plus ou moins bonne place hiérarchique au monde, du mendiant au roi. Mais c'était sans compter sur Dumézil et sa formation littéraire, observateur d'une trifonctionnalité mythologique, dans les motifs ou les narratifs mythiques.
Mais les Hellènes n'ont pas été mentionnés pour rien. En effet, avec les Celtes, Georges Dumézil remarque qu'ils s'écartent d'un certain tronc commun indo-européen. Pourquoi ? … Tout simplement parce que, en tant que tel, il n'exista jamais de « peuple indo-européen » en dehors, avec trois guillemets, de leur source « « « yamna » » » quadri- voire quinti-millénaire – et non tri-millénaire, pour rire. Ces triples guillemets sont triangulaires (conscientisants, localisants) en effet, car à la question le peuple yamna s'est-il senti indo-européen ? la réponse est évident non.
Récemment, un ouvrage comparatiste de Mathieu Halford, alla même jusqu'à comparer les brahmanes et les druides, sinon que les brahmanes sont une caste suprême des sociétés hindoues, tandis que les druides sont des ressortissants de l'aristocratie formés par leurs prédécesseurs ressortissants, devenus sacerdotes. Le rôle des brahmanes n'empiète pas sur les arts & métiers, leurs connaissances sont avant tout théologiques ; le rôle des druides prend la question des arts & métiers à bras le corps, jusqu'à la trop fameuse herboristerie du (néo)druidisme contemporain et ses féeries.
C'est que, en se répandant vers la double péninsule indienne et européenne, les Yamnaya firent « précipité » génético-culturel avec les bassins génético-culturels explorés, qui n'étaient pas sans peuplements, au pluriel. Qu'on se comprenne bien : les humains ne se définissent pas par leurs gènes, mais par leurs cultures.
Petite leçon de gymnastique génético-culturelle ...
Prenez n'importe quel bébé orphelin, transportez-le à l'autre bout du globe dans une famille qui l'éduque correctement, et il sera imbibé par sa petite enfance comme n'importe quel être humain en n'importe quel point du globe ; tout au plus aura-t-il quelques caractères spécifiques – tels que la cheville kenyanne, l'estomac sibiérien ou le poumon andin – pouvant l'amener (ou pas) à s'interroger dès l'âge de raison et surtout à l'adolescence, sur la nature de son identité.
Or, comme tout le monde, et rebouclant d'ailleurs avec le point de départ de cette réflexion, il reconnaîtra que la dimension génético-culturelle de l'humanité ne s'articule qu'en fonction de ses bassins intergénérationnels durables. Sans ces bassins, nous ne parlerions pas de personnes typées caucasiennes (origines yamnaya) ou typées subsahariennes, asiatiques et arabes, telles qu'Hélène et Clytemnestre, le galérien d'Ulysse plongeant vers les Sirènes et son lieutenant de bord, dans le film.
En tout cas, à la fin, après l'âge de raison et l'adolescence, de part les réseaux sociaux et leurs effets de masse abêtissants, de telles interrogations identitaires légitimes, deviennent des assignations, des parodies et des revivalismes absurdes … ou bien, inversement, des négations, des parodies et des déconstructionnismes absurdes, de tout bassin intergénérationnel sur la planète avec ses traditions évolutives, jusqu'à l'ethno-masochisme (comme « l'épistémo-masochisme » de Dumézil, mais avec les bassins intergénérationnels : souffrance d'affirmer qu'on sait/qu'on est quelque chose, au sens où être signifie se comporter et se situer quelque part à s'en trouver imbibé).
En se répandant vers d'autres ethnies/bassins intergénérationnels/peuplements/génético-cultures – ce qu'il reste permis de nommer race au sens d'Homère, mais historicisé … c'est-à-dire, justement, d'hérédités locales dominantes, non-hermétiques génétiquement, mais homogènes … – en se répandant ainsi, les Yamnaya, tout en important leurs motifs trifonctionnels, sont devenus progressivement autre chose que des Yamnaya, diffus, réinventé : soit avec le temps, après avoir régné, comme toute évolution historique (telle que les hindous conservant voire inventant la structure en castes) soit avec l'espace, après s'être fondus dans d'autres masses humaines (telles que les Hellènes ou les Celtes, si l'on veut, avec le temps certes aussi).
Enfin, notoirement, les cultures moyen-orientales influèrent sur les Proto-Hellènes – ceux d'avant même l'époque de l'Odyssée, à l'âge du bronze – et les cultures atlantiques influèrent sur les Proto-Celtes – on songe évidemment aux mégalithes … si, si, si – encore que l'indépendance d'une Déesse telle que la Morrigan semble sororale avec la Déesse Tanit des Puniques/Phéniciens occidentaux, eux-mêmes Moyen-Orientaux. Rien d'étonnant pour des ethnies maritimes, mais même la Déesse dane Freya dispose d'une symbolique proche de Tanit, témoignage d'un substrat non-indo-européen.
Verses et controverses ...
La pureté n'existe pas, et Rome n'est pas en reste, bien sûr, elle qui se répandit sur tout le pourtour méditerranéen après les Phénico-Puniques, à importer de Phrygie la Déesse Cybèle dont hérite aussi notre Marianne républicaine de loin en loin, tout en hellénisant les mythes de sa religion archaïque (à Rome) entre Etrusques « non-indo-européens » et Ombriens « indo-européens ».
Des guillemets devenus indispensables, à ce stade d'une recherche qui se veut fine, encore qu'il serait tout aussi ridicule de sombrer dans « le déni d'Indo-Européens » comme semble s'en être chargé l'historien Jean-Paul Demoule, en compagnie d'un Jean-Louis Brunaux bon archéologue mais fabulateur protohistorien croyant pouvoir bazarder ce fait que le comparatisme indo-européen permet de réaliser des découvertes … et reconstruire bien des éléments de celtisme antique, par exemple, comme c'est le cas chez Bernard Sergent, Claude Stercks ou Valéry Raydon – encore que Demoule ou Brunaux aient pu, bon an mal an, faire réfléchir.
C'est que leurs objectifs, sous couvert d'objectivité, étaient certes anti-nationalistes, et encore plus anti-suprémacistes, eux qui firent des « Indo-Européens » une panacée paneuropéiste, évidemment introuvable. Les Yamnayas ont existé, certes pas non plus sous ce nom, peut-être sous forme de clans nomades parfois alliés, parfois concurrents, tout comme, deux-trois mille ans après leurs acculturations, les cités hellènes ou les clans danes, etc. C'est-à-dire que, s'il y a bien des Indo-Européens, le pluriel est de mise, pour le meilleur et pour le pire – quant à eux, comme à propos d'eux.
Néanmoins, là où ça fera grincer, c'est pourtant qu'il faut reconnaître que « les nazis avaient tort mais ils avaient raison » : ils avaient tort de dire qu'une introuvable race blanche pure provient du pôle Nord, et que la Germanie en était l'antique pureté, au point d'être imitée par l'Inde (sic) ; ils avient raison, il y a bien ce que les Allemands contemporains nomment toujours actuellement Indo-Germanen, Indo-Germains, bien qu'il s'agisse desdits « Indo-Européens » en général, sans particularité germanique.
Que les idéologues, contre-idéologues, contre-contre-idéologues, ad nauseam, le veuillent ou pas : ils avaient un fond de vérité. Comme quoi, on peut faire n'importe quoi, même avec la vérité. La vérité ne procure aucun blanc-seing, avis aux anti-nazis de tous les mondes ...
Conclusion par le menu
Pour illustrer tout notre propos, et en guise de conclusion, observons en linguistes que l'anglais care et le français cure se ressemblent avec des nuances de sens apparentés au soin. Le premier réflexe sera donc de les croire de même origine « indo-européenne » et nous nous sentirons frères des Anglais, quoi que Français.
Manque de bol pour care/cure, non seulement le Moyen-Âge et sa rivalité franco-anglaise est passé par là – après une Antiquité durant laquelle des clans proto-gaulois peuplèrent même les territoires de l'actuelle Grande-Bretagne (et on dit proto-gaulois, parce que gaulois unifié est une invention romaine, sachant de toutes façons que les clans et cités proto-gauloises pouvaient s'allier comme s'affronter les un-e-s les autres … ) – mais en plus l'anglais care vient du proto-germanique gar pour, justement appeler, crier avec une idée d'appel à l'aide, de signal de détresse.
Le français cure vient sans surprise du latin cura – quoi que le français comporte des mots proto-gaulois et proto-germaniques …– connotant déjà le soin. Au-delà, les étymons se perdent pour ces mots-ci, gar prenant racine dans l'indo-européen supposé de même sens, tandis que cura ne saurait en provenir – et, ce, bien qu'on évoque un cavere latin, marquant la vigilance comme le proto-germanique, mais impossible à enraciner phonétiquement dans gar.
C'est ainsi que de minuscules mots, au hasard de leurs évolutions phonétiques et sémantiques, après nous avoir donné l'illusion des « Indo-Européens » là où il y a ce qu'on a nommé des précipités géohistoriques sur des bassins génético-culturels … s'avèrent en fait de faux amis, exactement comme les Anglais et les Français contemporains – les intérêts stratégiques nationaux ne se recoupant pas toujours. Où, pour l'anecdote, vous aurez sûrement cherché l'origine de crier gare ! en français dans le proto-germanique gar, en vous trompant de plus belle. Cela tient parfois à rien.
Cela tient parfois à rien mais, pourtant, certains motifs demeurent, ce qu'on appelle plus généralement des substrats, qui font l'évolution des traditions puisque, par principe, une tradition est ce qui se transmet et dont les successeurs se portent garants.
Garants, de garder, du francique – proto-germanique des Francs – werra donnant l'anglais war, guerre comme en français d'ailleurs, par gutturalisation … le français, guttural devant le germanique !
Bref : nous n'avons jamais été Indo-Européens, mais l'indo-européanisme est un ensemble – dirons-nous aujourd'hui – de mèmes socioculturels, plus ou moins inhérents à la recherche comparatiste des mythes des mondes idoines, jusque dans notre Féodalité à légende chrétienne pourtant, de quoi nos Ancêtres et nous-mêmes sommes parties-prenantes.
Et avant les « Indo-Européens/Yamnaya » ?
Avant eux, eh bien, l'Europe avait connu le précipité des cultures chasseuses-cueilleuses avec celui venu du territoire de l'actuelle Anatolie (Turquie). Des cultures agricultrices-éleveuses, sur des dizaines de millénaires mâtinés d'âges glaciaires.
Mais la lignée qui nous intéresse elle-même « indo-européenne/yamnaya » était un précipité caucasien, issu de la rencontre de clans circum-polaires de type sibériens et finnois/sâmes … du moins, dont les Sibériens et Finnois/Sâmes contemporains sont plausiblement des Devenirs alternatifs.
« Tu sais, la vie, c'est une loterie » disait mon grand-père, avant d'ajouter : « et comme ça la vie elle passe. »
Segodanios

