Mise en sourdine d'un faux frère

Chères Sœurs, Chers Frères, Chères Amies, Chers Amis,
La preuve en est encore donnée. Dilegos, Druide Orthodoxe a exprimé le souhait — et je l'ai parfaitement entendu — qu'une trêve puisse voir le jour entre les orthodoxes et nous.
Je pensais sincèrement qu'il s'agissait d'une manœuvre de l'homme cité plus haut, mais il n'en est rien, et je veux croire en la sincérité de son acte.
Aujourd'hui marque précisément le premier anniversaire de la division de notre fraternité et de la trahison d'Auetos (cf. Viligance).
Cette date ne m'a pas laissé indifférent. J'ai aussi repensé à Beretios, que j'avais eu le plaisir d'accueillir à l'époque au sein de l'obédience d'Auetos, lorsque j'officiais lors de cette cérémonie.
Peut-être que mes sœurs et mes frères ont parfois le regard plus lucide que le mien. Mon cœur, lui, demeure tendre envers ceux que j'ai aimés. Alors je me suis dit : pourquoi ne pas tenter, si cela se fait dans l'honneur ? En tant que Druide, j'étais prêt à accepter un échange, en face à face ou par téléphone, avec Auetos. Lui dire ce que j'avais à lui dire, éclaircir les manquements, entendre éventuellement des excuses pour la souffrance causée et m'excuser également s'il y a pu avoir, de mon côté, des manquements, puisqu'au déliage des bannières, rien de concret n'a été réellement exprimé ni clarifié de son côté.
Sans illusion toutefois : rien ne redeviendra comme avant, je l'avais d'ailleurs écrit clairement,le but était d'instaurer le calme, la paix sur les réseaux sociaux et, à tout le moins, le respect. Encore faut-il, pour être respecté, se montrer respectable.
Quelle fut sa réponse ? Un communiqué, encore une fois teinté d'attaques, évoquant notre défunt Brater Odaccos et Divona comme si elle n'était plus de ce monde — alors qu'elle est bien vivante.
Je suis convaincu que si je lui avais demandé conseil, elle m'aurait dit : « Ne perds pas ton temps. Ce que vous construisez avec Belenogenos pour le Druidisme est juste et digne. »
Je présente mes excuses à Per Vari Kerloc'h, à la Cantia Plantiōn Matus, à Assemblée des Druides des Gaules, ainsi qu'aux membres de la Comardiia Druuidiacta Aremorica, d'avoir voulu croire qu'il restait une possibilité d'honneur et d'élévation.
J'en profite également pour montrer à celles et ceux — y compris parmi les signataires de la Charte des Druides — qui auraient souhaité une trêve, que si celle-ci n'a pas vu le jour, cela ne relève malheureusement pas de mon fait.
Peut-être ai-je espéré qu'il ne soit pas devenu cet homme fermé, sectaire, dénué d'honneur, et qu'il conserve encore un semblant de regret ou de dignité (cf. Viligance).
Les faits de ce soir semblent malheureusement démontrer le contraire.
Pour ma part, j'ai mis mon ego de côté afin de laisser parler la sincérité et la droiture. Mais la réponse reçue est aux antipodes de ces valeurs.
Alors aujourd'hui, en conscience, je prends un engagement solennel, tout comme l'a fait la K.G.H. devant les Dieux et les Déesses, je fais le serment de ne plus prononcer son nom druidique.
À mes yeux, il n'est plus une référence, plus une autorité, plus un Druide — seulement un homme égaré par l'orgueil.
Je demande également à chacune et chacun d'entre vous, chères sœurs, chers frères, chères amies et chers amis, de ne plus relayer ses attaques ni d'entretenir son nom en ma présence.
Le silence est parfois la plus grande des ruptures. Et le déshonneur condamne n'importe quel Druide à l'oubli.
J'ai tenté la voie de l'honneur. Désormais, je choisis la paix — non envers lui ni son groupe — mais pour moi.
À nous, Druides, d'être meilleurs. À nous de redonner sens aux mots d'honneur, de droiture et d'amour.
Avec toute ma fraternité.
/I\
Uindocaruos
ArduDruuis de la Comardiia Druuidiacta Aremorica
PS: Je poursuivrai, comme nous le faisons déjà, le combat sur le fond contre son orthodoxie, à travers des publications axées sur La Religion des Celtes ainsi qu'un ouvrage dédié au sujet. Car son orthodoxie n'est, à nos yeux, qu'une dérive — et certainement ni le druidisme reconstructionniste, ni un druidisme fondé sur les plans intellectuel, scientifique et mythologique que nous défendons.

