Pourquoi « druide » ne sera jamais un métier

Source de l'image : Aes Dana, groupe de folk metal, sur Metal Archives
Ce n'est pas compliqué : parce que AES DANA.
Cette expression désigne les Dieux, pour "hommes des arts, gens de savoir".
Mais "arts" en un sens aujourd'hui oublié : celui, grec ancien, de "tekhnè".
Or, l'époque moderne ne retient plus de "tekhnè" que la technique, qui en est la dégénérescence, si on ne s'en tient qu'à sa dimension matérielle.
Car la technique appelle le technicien, le technicien le métier, le métier la manoeuvre, la manoeuvre la maîtrise, la maîtrise l'apprentissage, et l'apprentissage la connaissance.
Tout ceci, à n'en point douter, procède de la seconde triade : Vie, Bonté, Puissance qui - dans les termes celtiques anciens - désignent directement la vitalité, l'habileté et la potentialité.
Si donc le druide est bel et bien "prêtre de la religion celtique"...
... il n'est pas que prêtre.
C'est un prêtre exerçant plusieurs métiers, enfin s'il excelle dans un c'est déjà belle et grande chose, à la manière des Dieux.
Le prêtre (monothéiste) n'est jamais que le chômeur profitant du système qu'il endoctrine.
Auquel titre, vous devinez bien que nombre de politiciens et autres experts médiatiques - sans parler de pontes méconnus dans la haute finance, et autres cénacles bien dotés, bien installés, plus ou moins héritiers et parvenus... - nombre de telles gentes, disais-je, sont nos purs prêtres contemporains.
Donc les Dieux se gaussent des druidistes vampiriques qui, aujourd'hui, escomptent vampiriser l'Etat en réclamant sa protection sur la base de la loi associative 1901 et cultuelle 1905...
... druidistes qui prétendent réinventer la poudre de la Gorsedd De Bretagne, plus vieille association druidique de France (à la Bretonnité ne plaise !) sans parler de la démarche de l'Assemblée des Druides des Gaules.
Sachant, en outre, que la loi associative 1901... admet les associations de fait, regroupant un paquet de druidismes.
Bien entendu, ester en justice, si je puis dire, rentre toujours mieux dans le cadre civique contemporain.
Donc dans l'ordre de la société civile.
Aussi n'aurais-je jamais rien "contre" les montages associatifs déclarés...
... dans la mesure où ils ne prétendent pas réinventer la poudre.
Mauvaise poudre, au demeurant.
Poudre de perlimpimpin, certes, des artificieux.
Pour la poudre explosive, celle des artificiers pas artificiels, je me tourne pour commencer vers les Dieux, puis vers les Gorseddau et tous ceux qui ne se retournent pas contre leur tradition dont ils dépendent Traditionnellement.
Le reste n'est que prétendue révolte contre les fomoires, très mauvaise révolte - tout au plus - d'un Bres venant pleurer auprès des siens suite à sa mauvaise gouvernance, où les Dieux lui avaient pourtant donné les clefs peut-être trop sagement.
Clairement, il y a de la druidophobie, chez ce Bres*.
Car littéralement, il craint - et réprouve de crainte - la "très-savance" étymologique qui s'entend du druidisme.
Dans tous les domaines**.
Donc si les beaufs du Druidisme pouvaient se calmer...
... et ne pas se vexer, d'un titre (beaufs) qui leur sied à ravir.
Je ne m'amuse d'eux que pour qu'ils retrouvent du bon sens Traditionnel car, décidément, j'ai connu meilleurs dragons - si seulement on a là affaire à un dragon.
Bref : voilà pourquoi "druide" ne pourra par définition jamais être un titre rémunéré et, au contraire, désigne une forme d'excellence... dans un ou plusieurs métiers.
Métiers qui, eux seuls, peuvent rémunérer***.
Segodanios
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* Les Dieux se gaussent aussi, des alouettes qui se réclamaient scabreusement d'un document qu'elles finissent par relativiser, probablement au terme d'une nuitée de masturbation devant une pierrette plus ou moins phallique associée - par des fantaisies calendaires - au Dagda.
La méditation n'est évidemment pas le problème, dans la démarche, puisque je la pratique moi-même - pas plus que le phallus ni le maillet...
** Au reste, on voit mal comment les dénigrements du Druidisme et ses druidismes ne seraient pas de la druidophobie, au même titre qu'on rejette par crainte l'homosexuel dans l'homophobie, l'étranger dans la xénophobie, ou l'islam dans l'islamophobie.
D'aucunes n'ont pas hésité à parler de "celtophobie", entre ceux qu'on va bientôt traiter de beaufs.
Mais c'est que craindre est humain... à condition de ne pas paniquer, d'une part, et, d'autre part, à condition qu'il ne soit pas interdit de circonscrire une identité - au hasard, celtique - sans être aussitôt taxé de phobique.
*** Pour l'anecdote, une autre religiosité n'admet pas qu'on ne travaille pas : la taoïste.

