Dits du Blanc-Cerf

Notre ArduDruuis Uindocaruos, responsable du Nemeton Sentu Uindogenos, Sanctuaire du Sentier Blanc-Né.

Laisse le temps au successeur,
Lui qui porte en lui l'ardeur,
De continuer l'œuvre tracée,
Par des mains d'hier, bienfaisantes et blessées.

« Le but du Druide n'est pas le commandement et l'exercice de la puissance pour accroître biens, privilèges matériels ou honneurs ; mais celui de promouvoir le juste et le vrai, sans chercher bénéfice ou récompense, cela même au prix de l'impopularité. »

Elle murmure des mots sans fin,
Des promesses d'or, des songes vains,
Mais ses échos, creux et fugaces,
Laissent en nos cœurs des traces tenaces.

Ils dorment en silence, loin de nos querelles,
Sous la terre paisible, loin des voix cruelles.
Leur mémoire est sacrée, un miroir du passé,
Non un champ de bataille pour haine attisée.

Je n'ai jamais levé de sceptre,
Ni brandi de couronne d'or,
Dans l'ombre ou sous la lumière,
Je ne suis qu'un souffle, un effort.

Dans un monde où la vérité se fait vieille rengaine,
On couronne le mensonge, en or et en chaînes.
Les chercheurs de lumière, traqués comme des fous,
S'effacent dans l'ombre sous les rires des loups.

Sous l'ombre du mensonge, le cœur se déchire,
Trahir la confiance, c'est semer le pire.
Utiliser les noms de ceux qui sont partis,
Pour donner un poids à des mots pervertis.

Lorsque l'aube sera voilée de noirceur,
Et que l'honneur tombera sous le poids des trahisons,
Lorsque le mensonge régnera en maître des cœurs,
Et que la perfidie, telle une ombre, couvrira les saisons,

Les cicatrices du guerrier, éclats de mémoire,
Sont des lignes gravées dans l'étoffe de l'histoire.
Chacune raconte un combat enflammé,
Pour le juste, pour le beau, pour le vrai.

En Luginaissatis, sous la lune apaisée,
Le conflit se tait, les armes sont déposées.
La paix règne en maître, le silence en roi,
Nul ne peut troubler les anciennes voix.

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La forêt était silencieuse. Seuls les craquements des branches accompagnaient Merlin et Arthur marchant lentement sous les vieux chênes.

Comme toutes les langues antiques, le gaulois est une langue à déclinaisons, c'est-à-dire faisant varier la fin des mots plutôt que d'employer des prépositions. Souvenez-vous : "à dans par pour en vers, avec de sans sous, chez sur !" ("Adam part pour Anvers, avec deux cents sous, c'est sûr !" - moyen mnémotechnique des cours de français)....

Je ne remercierai jamais assez mon frère Morgan pour avoir rédigé la préface de mon recueil que je lui ai remis en main propre aujourd'hui, un moment précieux, empreint de fraternité, qui marque une étape importante dans mon chemin sacerdotal.