Courrier International : « La Dernière Métamorphose du divin »

03/06/2026

« Et pourtant, la plupart des ingrédients du New Age ne sont pas moins respectables que la croyance en la virginité mariale, en l'Immaculée Conception et autres dogmes chrétiens. C'est leur amalgame confusionnel qui engendre une spiritualité cacophonique d'une indigente superficialité. [...]

C'est précisément cette évolution qui explique l'actuel succès du bouddhisme en Occident : cette philosophie adogmatique propose une méthode pour se libérer de la souffrance et atteindre le bonheur ici-bas sans l'intervention d'un Dieu extérieur. Exactement ce dont rêve l'Occident. »

A la décharge des druidismes, disons que la Divinité y est soit panthéisée (devenir gallois-breton celtophone à l'aube de l'ère contemporaine, logique pour « descendre Dieu d'un cran », et partagé par nombre de druidisants tout autour de la Terre) soit polythéisée (dans les reconstructionnismes, qui ne se passent pas de panenthéisme hindou parfois, mais dont les Dieux & Déesses sont bel et bien des intervenants extérieurs - encore que plus naturels qu'absolus). Et on connaît aussi nombre de christo-druidisants, qui passent certes à côté de l'Antiquité ou qui du moins reprennent à leur compte l'avènement du Dieu avant tout exclusif, et de son supposé fils/incarnation terrestre.

Seul l'antique polythéisme et le panthéisme advenu sont sûrs.

En dehors de cela, l'article de Xavier De Schutter voyait juste, bien qu'il fût alors plus optimiste sur la déchristianisation qu'aujourd'hui. N'empêche : cette déchristianisation a bien réveillé les Anciennes Déités. Etaient-elles vraiment « le rêve de l'Occident » ? Nous voyons bien que le New Age, nouvel âge par définition, n'en rêve pas, encore qu'il salue l'hindouisme ou le shintoïsme, etc.

Segodanios

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