Karma coma

Photo prise au pic de l'éclipse du 12 août,
dans le piémont pyrénéen
Perso je ne crois pas au karma et aux concepts New Age.
A chacun ses croyances.
Je vais quand même développer pourquoi je n'y crois pas.
Quand la foudre frappe un arbre et fout le feu à toute la forêt, je doute que les espèces qui y vivent (et qui ignorent les concepts artificiels de "Bien" et de "Mal") aient demandé à ce que l'on invoque '"le karma".
Et c est la même chose pour les être humains, dont des enfants, qui vivent avec une maladie incurable ou qui en meurent.
Les accuser d'avoir cherché à souffrir est INNACEPTABLE et absolument pas "éthique " (si l'on veut se donner bonne conscience en utilisant les concepts arbitraires de Bien et de Mal dont la Nature se fiche totalement, autant aller jusqu'au bout).
En ce sens, je rejette la notion de "Justice divine " car je n'y crois tout simplement pas.
Je ne crois pas au "Bien" et au "Mal" mais à l'Ordre et au Chaos.
Le Chaos reste, selon moi, le plus grand danger dans le monde que nous foulons.
Contrairement à l'Ordre (dont les lignes peuvent bouger sans forcément sombrer dans le néant). (Source)
Le véritable karma n'est pas ce karma d'ésotérisme de bazar, répandu en Occident depuis... la série Earl et le looser qu'elle met en scène, karma pour looser. Le véritable karma, en effet, signifie tout simplement action/causalité, sans connotation de Bien ni de Mal. Mais en lui-même, il pose déjà question : si vous subissez des maux (tortures, viols, etc.) dans "cette vie", vous le mériteriez d'une vie précédente !
Dans les triades bardiques, la notion de karma est absente, et l'on reboucle d'existence en existence hasardement, le principe étant d'avoir tout vécu - tout ! - pour être capable d'échapper au cycle des réincarnations en bout de course. C'est aussi fantastiquement cruel que fantastiquement généreux, mais il y aurait de quoi se dédouaner des souffrances d'autrui, si le valeureux n'était pas privilégié par le Divin sur le vil - Divin lui-même valeur suprême, connotant affection, élucidation et capacitation.
Ainsi, la raison des souffrances n'est pas de les livrer à elles-mêmes, mais de les surmonter, d'empathiser sans limite, tout en soulignant que ce n'est pas un bon moment à franchir et que la non-assistance à personne en danger, ou bien l'abandon de soi-même à la souffrance, n'est pas souhaitable (même si le suicide reste sur le principe, dans l'absolu, une case à cocher dans une vie ou l'autre, à cause des fatalités, et notamment Nécrod et Encontrad).
Cette manière de voir, permet avant tout de ne pas sombrer vilement dans le victimisme, en indiquant qu'il faut surmonter l'angoisse devant la Mort, à surmonter les fatalités, qui restent par elles-mêmes tristes à vivre (tristes, même racine que détriment).
Segodanios

