Du cheminementisme « druidique » (et pas que « druidique » d'ailleurs...)

27/06/2026

Source de l'image

― Du... quoi ?...

Cheminementisme.

― Hein ?!

Cheminement-isme.

― Non mais qu'est-ce que ça veut dire !!
Bon. Euh, cheminement ça, OK.
Pourquoi -isme ? Pourquoi cheminementisme ?
Foutredieux ! On reconnaît bien là tes écrits.

― Tu vas y arriver.

― Bon.
Cheminementisme :
La tendance vers le cheminement ?

Got it.
Voilà longtemps que je n'avais pas écrit...

― Tu veux rire !

― ... écrit une de ces petites réflexions sur le Druidisme.
Ce n'est pas que j'étais druidophobe, mais pour un peu quand même.

― Et tu vas nous parler de la tendance au cheminement dans le Druidisme.
Du cheminementisme.
Et je sens bien que tu n'as pas mis « druidique » entre guillemets pour faire plaisir, foutredieux, toi qui prends toujours un malin... plaisir... à infliger des déplaisirs à tire-larigot !
Homme toxique !!
N'es-tu pas un conflictuel-né ???
Un fauteur de troubles ????
Un anti-druide toi-même, tiens !!!!!

(Pour te retourner un de tes « abolis bibelots d'inanité sonore »......)
Cheminementisme ! La tendance au cheminement !

― Oui, j'ai beaucoup cheminé pour en arriver là.

― Menteur, vas-tu te taire !
Même t'ostraciser n'y peut mais, foutredieux !

― Donc, je disais :
J'ai beaucoup cheminé, pour arriver au cheminementisme.
Je réfléchis vite, mais il faut que je m'explique les choses longtemps !
À partir de quoi, il me suffit d'un déclic, pour dire cheminementisme.

― Quelle calamité...
Mais alors, cheminementisme, la tendance au cheminement, c'est bien, non ?
Si tu pouvais cheminer sans moufter...

― Alors, non, c'est-à-dire que je vais l'entendre comme racisme, populisme ou complotisme, tu vois.
Négativement.

― On te tient, vil anti-druide !
Tu négativises le cheminement !

― Attends, attends, attends...
Trois secondes, s'il te plaît.

― 1, 2, ...

― ... Non mais tu es sérieux ?

― Ha ! Ça fait plus de trois secondes !

― Passons.
Le cheminementisme est négatif.
Même si tu ne veux pas le savoir, vois-tu, c'est cette tendance à se servir de la notion de cheminement comme d'un cache-sexe, ou d'un faux-fuyant si tu préfères, d'un blanc-seing même.

― Que vient faire le sexe là-dedans, foutredieux !

― Combien de druidistes prétendent cheminer, être cheminants, et nomment leurs disciples cheminants d'ailleurs, en guise de seul enseignement ?

― Hein ?!
Cheminer, c'est la vie !

― Jusqu'à ce qu'on meure.

― Ha ! Bien sûr que non, vil anti-druide !
Que sais-tu de l'Autre Monde ?
Rien !
Tu n'es pas druide, et tu es bien moins expérimenté que nombre d'entre nous ; quant à tes actes, ils se résument à ta verbosité !
Tu ne publies rien de tes rituels sur les réseaux, on t'a vu !
Ou plutôt on a bien vu qu'il fallait circuler, il n'y a rien à voir !

― Au moins, en circulant, tu cheminementises...

― Viens-en au fait, vil anti-druide !

― J'essaie, j'essaie, vois-tu.
Ce n'est pas moi, qui m'interromps tout seul !
(Fictivement parlant, s'entend...)

― Accouche !

― Je finirai bien par t'appeler Socrate un jour ?
En tout cas, nombre d'enseignements druidistes se résument au cheminementisme.
Du moment qu'on a la prudence de se dire cheminant(e), c'est bon.
On rappelle d'ailleurs à qui mieux-mieux, que le titre de druide n'est pas un aboutissement, mais le début du chemin...
... surtout quand on est déjà druide.
Ça fait druidique, c'est sûr.
Et puis, c'est certain, l'un des sept sages de la Grèce, Solon, disait : « Je suis vieux et j'apprends toujours. »
Connait-on plus beau sens de l'émerveillement ?
Début de toute philosophie, selon Aristote.

― Nous voilà donc tous druides !

― Justement.
Comme toujours, ça fait propre de le dire.
Mais qui chemine ?
Qui ne se contente pas de cheminementiser ?
Combien sont-ils, à s'enivrer de cheminementisations ?
Comme si déployer devant soi du chemin à ne plus savoir qu'en foutre (Dieux !) et de préférence à l'orée d'un bois en sortie vers la lumière, suffisait !

― Tu n'as aucun sens naturel ni poétique, vil anti-druide !

― C'est poétique, bien entendu.
Et c'est même une très belle invitation vers la lucidité spirituelle.
Elle fait druidique, à cause du bosquet, c'est évident.
On aime les touffes d'arbres.
Symboliquement, voici d'ailleurs un accouchement dans la Co-Naissance – le jeu de mot est couru :
Enfin Sigmund Freud, et surtout son dissident Otto Rank, ne diront pas le contraire, avec cette envie de fourrer son crâne entre les lèvres d'une vulve... certes végétalisée.
Ça fait bio.

― Mais il est dégueu !
Alors quoi ?!
Et ne change plus de sujet !!!
Haro sur les amalgames !!!!
« Vous – ne gaslighterez – paaaaaaaaaaas !!!!! »
Hors de notre chemin, pervers narcissique !!!!!!

― Alors, il y a, que ça s'en tient souvent à ça :
Un jeu de mot couru, et une mentalité régressive.
Je dirais même que c'est une des raisons pour lesquelles, ça crie autant dans le milieu...

― Tu es un grand crieur entre les crieurs !
Dégage ! Arrête de nous faire chier !

― ... comme un nourrisson qui n'en finirait jamais d'être accouché, saisi dans l'entre-cuisse de sa mère-forêt.
Comment ne râlerait-il pas ?
Otto Rank n'a pas écrit : le Bonheur de naître mais le Traumatisme de la naissance.
Il l'a écrit avec en exergue un équivalent nietzschéen* de cette citation de Cicéron (Tusculanes I, 147-148)  : « Non nasci homini longe optimum esse, proximum autem quam primum mori. » ce qui signifie : « Pour l'homme, le mieux de beaucoup est de ne pas naître ; ce qui vient ensuite de mieux, c'est de mourir le plus tôt possible. »
C'est à s'en réfugier chez Cioran : De l'Inconvénient d'être né !

― J'en peux plus, j'arrête les frais.

― Oui, retourne au frais, dans la forêt-giron maternel.
Cela dit, que ça y fermente de la feuillasse dit aussi, selon Otto Rank, que ça fait intestinal.
Tu deviens son sale rejeton.
Et c'est cela qu'il dénomme pervers.
Le pervers, chez Otto Rank, est celui qui toujours s'imagine dans l'intestin maternel confondu avec le bon giron.
Rejeton mère-dit-que.
Un chemin colo-rectal ad infinitum...
Et tu nommes ce cul-de-sac « ta voie occulte ».

― Cet homme est un monstre anti-druidique.

― Franchis l'orée, une bonne fois pour toutes.
Cheminer, c'est bien, mais la cheminementisation finit par patauger dans sa propre fange.
Cheminer, c'est franchir des caps et, que dis-je ! des péninsules !
Des caps et des péninsules invisibles de l'extérieur.
Des caps et des péninsules que nul smartphone ne prendra en photo, que nulle IA ne saura compiler parmi d'autres photos idoines ni remodéliser.
Non.
Or, chaque franchissement est bel et bien une suprématie en soi**...
... qui jamais ne permettra de dire : « seul compte le chemin ».

― Hhhhh...

― Ne compte pas que le chemin.
Seul compte ce que le chemin permet de surpasser**.
(Le reste est cheminementisme*** et pas que dans le Druidisme...)

Segodanios

______________

* Plutarque (Consolation à Apollonios, 115 B-E) conserve un fragment du dialogue perdu d'Aristote où Silène, interrogé par Midas, finit par répondre : « Fils éphémères d'un dieu laborieux et d'une fortune rebelle, pourquoi me contraignez-vous de dire ce qu'il serait meilleur pour vous de ne pas savoir ? [...] Ce qui vaut le mieux pour tous et pour toutes, c'est de ne pas naître ; et, après cela, le premier des autres biens possibles, mais le second des biens, c'est, étant nés, de mourir au plus vite. »
Nietzsche popularise cette sagesse en ces termes très proches (La Naissance de la tragédie, chap. 3) : « Le bien suprême, il t'est absolument inaccessible : c'est de ne pas être né, de ne pas être, de n'être rien. En revanche, le second des biens, il est pour toi : c'est de mourir sous peu. »

** Triades 3, 27, 28, 40.

*** À ne pas confondre avec le chevènementisme !

Share