Les théoriciens dédruidiques (sic) 5
Le voici avec une publication sur Morgane, sœur incestueuse avec Arthur :

Source de l'image : pour une lecture d'un extrait, c'est là.
L'académisme en a peut-être besoin, pour signaler son utilité ? Mais pourquoi dans les termes d'une fallace, s'il se veut juste ? Ça interroge sur les velléités d'une certaine intelligentsia, de se mêler de culture populaire tout en l'orientant à sa guise (dit crûment : "regardez, on est avec vous ! c'est la saint Cruste !").
Vraiment, on se demande jusqu'à quel point, un(e) witchy et plus généralement un(e) féministe et un(e) néopag, peut se sentir à l'aise avec cet état de fait : qu'un beau chercheur la nourrisse de perspectives, à propos de ce qu'elle doit penser d'elle-même, sachant que ce chercheur est précisément là pour galvaniser autour de l'académisme au pouvoir.
Typiquement, ce que Ph. Muray nommait "un rebellocrate", "un rebelle au pouvoir", donc "un parangon de rébellion", c'est-à-dire "la rébellion manipulée" - en l'occurrence, witchy, et plus largement féministe et néopag.
Après, laissons qu'il puisse s'agir d'une compilation utile, pour se renseigner sur Morgane. Mais d'emblée, l'hypothèse d'un recyclage de la Déesse Morrigan est écarté... alors que la quête du Graal est bel et bien inspirée des mythes celtes. Donc autant vous dire qu'on a hélas la sale impression qu'on cherche à déraciner l'arbre-monde (le bile, pour être précis).
Segodanios


