Journal de bord en vue de l'équinoxe automnal, nommable Epon : arcanes d’une mort annonçant une renaissance... et bonne fin d’année !

13/09/2026

Voilà un an, je composais ce poème pour la célébration néopaïenne trop méconnue sous le nom de Mabon : « Quand vient l'automne / Tous les petits / Païens marmonnent / « Mabon, Mabon ! » // Ils sont partis / Sur des rivages / Wiccan party / ⸺ Ces divertis ! // Car ils ravagent / Le sens caché / D'un Dieu très sage / (Son avantage) // Ne lui crachez / Pas à la gueule ! / Ça va fâcher / Son cœur d'achée // Mais tous ils veulent / Que par un Autre / Monde ⸺ ces greuls ! ⸺ / Leur vœu le meule ! // Eux tous, apôtres / D'Alter-Hiver / ⸺ « On le fait nôtre ! » / ⸺ Bande de vautres ! // Allez donc vers / La belladone / Plutôt que taire / Ce qui s'avère // Quand vient l'automne [ad lib.]. »

Ce n'était pas très gentil de ma part. Oui, c'était même méchant ⸺ mé-chéant, mal-choyant, mal-tombant bref : ça tombait mal[1] ⸺ pour cellezéceux qui chérissent une telle célébration néopaïenne trop méconnue sous ce nom. Mais je ne reviendrai pas sur les raisons de leurs torts ⸺ je l'ai fait tout au long de leur « roue de l'année » (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) à l'achever désormais ⸺ car ils ont leurs raisons néopaïennes aussi, issues d'un féodalisme abâtardi au prisme des chasses aux sorcièrezésorciers, le tout devenu mainstream.

Ce folklore-là a son genre de dignité, même s'il gâche la connaissance des Celtes et des Danes [Germano-Scandinaves] chacuns… dignité anthropologique, certes moins digne que le folklore celte du Druid Order para-maçonnique (ésotériquement fondé en 1717) et culturaliste des Gorseddau (dans leur ordre de création : Gorsedd de Galles en 1792, de Bretagne en progressivement entre 1838 et 1900, et de Cornouailles en 1928) ou encore que le folklore dane des Pays du Nord, de l'Islande à la Suède en passant par le Danemark et la Norvège (devenu Ásatrú) car les « roueurs de l'année » fond, avant tout, de l'occultisme contemporain, là où le celtisme et le danisme perpétuent des mœurs et des styles socioculturels ⸺ sans parler du slavisme encore plus digne, car moins affecté par les Devenirs historiques.

Tout ceci étant dit, aucune époque n'a jamais été « authentique », puisque toute époque procède de ses propres Devenirs. Focus sur l'équinoxe automnal, donc.

Vision surréaliste de l'article.

« Mabon, Mabon ! »

Seidu Maponi ! Par le sidh d'Óengus ! … Mabon est le nom gallois d'un Dieu panceltique attesté, dénommé Maponos en Proto-Gaules[2] et A- ou Ó-engus en Eriu[3]. Qui est ce Dieu ? Ce n'est pas compliqué : Mabon ap Modron, Mabon fils de la Mère, naît comparativement du Bon Dieu (litt. Dagda en celto-gaélique) ⸺ Dieu-Druide ⸺ et de Boand ⸺ Déesse Vache Blanche de la Voie LactéeVoie Lactée dont le nom découle, archaïquement, dans le domaine indo-européen.

On compare d'ailleurs cette Vache avec le mythe dane, puisque la vache primordiale Audhumla nourrit les premiers êtres : c'est suggérer l'importance de « Modron Boand, Mère Vache Blanche », d'autant plus que le Dagda va jusqu'à user de ses pouvoirs, pour étaler une journée d'absence de l'époux légitime de Boand ⸺ Elcmar ⸺ afin de permettre à son épouse de commettre adultère et accouchement, à son nez et à sa barbe, durant son absence ⸺ Dieu-Nuit quant à lui[4], faisant du Dagda un Dieu-Jour (lire aussi).

En somme : le Soleil féconde la Voie Lactée, pendant l'absence de la Nuit durant laquelle seule est visible la Voie Lactée. C'est complètement anti-naturaliste, c'est même tout à fait artificialiste ⸺ ceci dit à l'adresse des pseudo-néodruidisants qui s'échinent à vouloir faire rentrer le Druidisme, dans des cases anti-métaphysiques, voire anti-polythéistes[5]. Il faut justement y voir des symboles métaphysiques, avant de se vanter avec fausse modestie de pouvoir s'y ressourcer

Mais quelle est la place de Maponos/Mabon/Óengus, dans cette cosmogonie ? … Il est Solaire aussi ! Et, comme toute Solarité (à commencer par son père) les Romains, ès Gaules, l'ont assimilé ⸺ sans surprise ⸺ à Apollo (on compte aussi Grannos, les Déesses idoines étant tendanciellement assimilées à Minerva). À partir de quoi, il devient tout simplement improbable, que l'équinoxe automnal celébrât Mabon, à porter même son nom.


À qui la faute ?

À un Anglophone, un Américain ⸺ comme souvent dans le néopolythéisme, eu égard à ses origines anglo-saxonnes avant tout ⸺ dénommé Aidan Kelly, en 1974 avec le Pagan-Craft Calendar (pour une fois que ce ne sont pas Gerald Gardner ou Ross Nichols, durant leur passage au Druid Order !) … Or on pourrait se dire qu'Aidan Kelly n'a pas non plus fait les choses n'importe comment : dans le mythe arthurien de Culhwch ac Olwen, Mabon est enlevé trois nuits après sa naissance.

Sa disparition pourrait sembler propice à symboliser l'automne-hiver, alors que la Nuit gagne du terrain sur le Jour. Mais on voit bien que c'est léger. Le texte ne donne aucune indication de saison, ni de responsable de l'enlèvement ; Arthur entreprend de le sauver, et pour cela interroge nombre d'animaux, avant de retrouver Mabon et pouvoir entreprendre une chasse.

La disponibilité de ces animaux ne plaide pas pour l'automne-hiver, et s'il avait été difficile à Arthur de progresser, le texte aurait précisé le froid et la glace. Enfin, l'automne-hiver n'est pas la saison de la chasse, encore que le dernier animal interrogé soit le saumon, particulièrement actif vers l'automne, mais déjà actif à la remontée vers la source... durant le printemps et l'été. De sorte que l'idée d'accorder une centralité à Mabon à l'équinoxe automnal ne tient qu'à cette fragilité.

Dans les mythes gallois, d'autres figures, disparaissent, sinon trois jours après leur naissance, du moins trois jours ⸺ à commencer, dans le mythe gallois toujours, par Pryderi, mais là, le mythe indique que c'est au printemps (Calan Mai). En fait, le symbolisme de Mabon correspond aussi bien à la fragilité du Soleil à la fin de l'hiver, aux environs d'Imbolc, déjà fête des naissances/baptêmes, comme si on craignait de le perdre encore, entre deux giboulées, avant que n'adviennent les saumons et la chasse. Bref… l'équinoxe printanier !

Quoi qu'il en soit, afin de vraiment épuiser toute possibilité d'association de Mabon à l'automne, poussons le vice vers un contre-argument artificialiste ⸺ n'a-t-on pas déjà souligné, que le mythe irlandais de la naissance d'Óengus se moquait de la logique Jour-Nuit ? … Le comique alors, est que les néopagz sont animés de pulsions naturalistes, de sorte qu'Aiden Kelly leur eût adressé un peu probable pied-de-nez, eu égard à ses autres propositions. Non, vraiment, rien ne colle, avec ce « Mabon » !


D'autres célébrations automnales, non-celtes

Sans référence à l'équinoxe en tant que tel, les Slaves célébraient encore durant la féodalité, au 23 septembre, sans surprise, la fin des récoltes, avec Dożynki. Ce qui en fait la meilleure attestation d'un lien équinoxial ⸺ de même qu'on fête Noël un peu décalé, au 24 décembre, quelques jours après le solstice. Enfin le calendrier connu alors, est julien/grégorien, et on vous passe ses décalages par rapport à nos jours encore. Or les Slaves ne sont pas si lointains : même si l'aire slave a évolué avec le temps, dîtes-vous que la distance Lille-Perpignan, à vol d'oiseaux, est la même que de Lille à la Pologne, ou bien de Perpignan à la Slovénie ! La France est un vaste pays européen, eu égard à la taille du continent. Mais cela fait-il de Dożynki une fête celte ? Bien sûr que non.

Tournons-nous vers les Danes : nous trouvons chez eux progressivement : le Haustblót (sacrifice automnal), le Dísablót/Álfablót (sacrifice aux Destinées et aux Esprits/Ancêtres) et les Vetrnætr (Nuits d'Hiver, sachant qu'en Scandinavie, il vient plus tôt). Nous avons bien quelques éléments, néanmoins sans lien attesté avec l'équinoxe, faut-il en être navré ! ⸺ seuls les néopagz alanguis s'en navrent.

Les Hellènes [Grecs] et les Romains vont nous donner plus de contenu, et même un contenu très inspirant, puisque nous ne disposons pas de contenu très spécifique quant aux Slaves et Danes. Chez les Hellènes, en effet, avaient lieu les mystères d'Eleusis au temple de la Déesse Dêmếtêr ⸺ Déesse agraire ⸺ et sa fille Persephónē, pas spécialement à l'équinoxe mais sur nos actuels septembre-octobre. Quant aux Romains, septembre est le mois des Grands Jeux (Ludi Magni) en l'honneur de Jupiter, jusqu'avant l'équinoxe, suivis autour et avec l'équinoxe, de jours de… marché !… la célébration d'importance suivante étant le Cheval d'Octobre (October Equus) à la moitié du mois idoine, en l'honneur de Mars, célébration archaïque. Alors voyons cela :

Dans le mythe hellène, Persephónē est enlevée par Háidēs sur son char aux chevaux noirs, qui en fait son épouse dans le royaume des morts ⸺ le problème du consentement n'est pas abordé, Persephónē mange des pépins de grenade, scellant son mariage et son appartenance au monde souterrain. Problème : Persephónē est Déesse de la verdoyance, et sa disparition entraîne l'automne-hiver, tandis que son aimante mère brave les dangers pour la retrouver. Entre autres dangers : les empressements de Poseidôn, qu'elle subit malgré sa transformation en jument pour fuir ⸺ pas de consentement, mais des représentations de Dêmếtêr avec une tête de cheval, surnommée la Noire (Dēmētēr Mélaina).

Certes, les mystères d'Eleusis en tant que pratique, n'ont pas d'élément équestre connu, mais ce sont des mystères… et, surtout, le mythe parle comme les courses de chevaux de septembre à octobre chez les Romains qui, quant à eux, ont toujours privilégié les Hauts Dieux. Le Mars archaïque est de ceux-là, avec Jupiter ⸺ et Quirinus. Ledit Mars avait comme le Dane Þórr (Thor) un lien avec les récoltes : qu'on lui sacrifie un cheval à l'October Equus n'est pas anodin. Dans l'ensemble, quand même l'Antiquité avait un lien utile généralisé au cheval, cet animal est mis en valeur, dans son genre.


Du cheval celte à une interprétation plus large

Le cheval est un symbole aristocratique de souveraineté et de potentiarité. Chez les Celtes, c'est la Déesse Epona/Rhiannon/Macha (hypostase de la Morrigan) : grande reine ⸺ c'est dans son nom gallois, Rhiannon, et irlandais, Morrigan ⸺ même adoptée durant l'époque romaine, avant tout par les Gaulois, certes dans le domaine de la cavalerie ⸺ il y a une forte prégnance dans le domaine militaire idoine.

Qui s'accouple avec la jument est désigné pour le règne : c'est ce qui s'est passé entre Dêmếtêr et Poseidôn, en lointain écho ; mais, plus intéressant, de leur union naît la Déesse Déspoina (la Maîtresse) présidant au gel de saison. Déspoina est confiée au Titan Anytos, dont le nom signifie Achever. Et donc, chez les Celtes, c'est la fin de l'année avant le mois de Samonios ⸺ ses Trois Nuits de Samain n'intervenant qu'après « le premier de l'an », 17 jours après pour être précis, à date mobile. Donc… rien à voir !

Si une célébration néopag tendance celto-dane amalgamée doit avoir lieu autour de l'équinoxe automnal, c'est une célébration de fin d'année, marquée par une perte de souveraineté et de potentiarité durant la saison sombre. Une célébration chevaline déclinante, marquée par la fin de l'énergie. Or cette célébration est d'autant plus chevaline, que voici d'autres éléments à porter au dossier : le Dieu romain Mars archaïque est époux de la Déesse Nerto, racine indo-européenne de force. Or, la Déesse Nerto renvoie étymologiquement à la Dane antique Nerthus, Déesse belle et bien féminine et Déesse de la terre, devenue le Géant Njördr (masculin) dans les traditions scandinaves tardives.

Njördr est responsable de l'abondance maritime ; son pendant est le Dieu Freyr, logiquement en déclin lors du Haustblót, mais impossible à saluer en ce déclin. Restons sur Njördr néanmoins : associé à la mer, il renvoie, chez les Celtes qui nous intéressent particulièrement, au Dieu Manawydan ap Llŷr/Manannán mac Lir, fils du Dieu Llŷr/Lir, Dieu de la Mer.

Or Manawydan devient le second époux de Rhiannon dans le mythe gallois, tandis que dans le mythe gaélique Manannán possède un cheval capable de parcourir l'océan. Il y a dans tout cela un vaste complexe celtique chevalin, que nous ne dénouerons pas plus dans cet article : il nous suffit d'observer que tout se tient, même quand on respecte toutes les cultures respectivement comparées.


Une période liminale, magnifique, entre deux années

Souvenons-nous que la célébration néopag mal-nommée Mabon, implique un théonyme celtique dans un cycle celto-dane tissé avec les pieds, il est donc normal qu'un celtisant comme moi (celtibérisant, pour être précis) insiste là-dessus, en distinguant bien des autres aires socioculturelles.

En l'occurrence, les Celtes appréciaient les zones et les périodes liminales, telles que le rivage ou, pardi ! la transition d'une année à l'autre. Or, qui est le Dieu Manannán, si ce n'est autre que le Dieu des Sidhe, Tertres Royaumes des Dieux, après l'arrivée des Hommes en Eriu[3] ? … Si, dans un sens, l'arrivée de la saison sombre pouvait logiquement être interprétée pour « la période des Fomoires » (la période des Monstres) dans certains néodruidismes, il appert aussi bien qu'il pourrait s'agir de « la période des Hommes » avec les récoltes ! sachant qu'elle débuta avec les pères, au solstice d'été. En l'état, c'est indécidable mais, de toute évidence, il n'est pas si aisé de faire coller l'année à un cycle mythologique puriste. Disons qu'il y a superposition des temporalités, a minima.

Les mystères d'Eleusis ⸺ encore eux ⸺ concernent très précisément une telle liminalité entre deux mondes, or Háidēs n'est pas un Dieu monstrueux : il n'y a que la peur de la mort, et la vision des enfers chrétiennes, qui rendent cela monstrueux. La liminalité de la période entre deux années est accentuée encore, par la possibilité d'insérer un mois intercalaire pour ajuster le rythme lunaire des mois celtiques (Quimon).

Or, chez les Celtes, il existe dans l'aire danubienne la Déesse Hærecura, dont le nom résonne avec Háidēs qui, comme Pluton, est un Dis Pater, Père des Richesses souterraines (les métaux) ; dans l'aire ibère, voici Atæcina, étymologiquement reliée à la renaissance ⸺ mort-vie… c'est-à-dire que nous tenons là de potentielles équivalentes de Persephónē : la Déesse Dana quêterait désespérément sa fille verdoyante, descendue rejoindre son époux souterrain, mère-fille déchues de la force chevaline qui les faisaient régner, par l'accouplement de leur roi-père avec la jument.

Ce roi-père d'été, c'est Taranis/Tuireann. Mais le roi souterrain est souvent comparé au Dis Pater gaulois, lu chez Caesar. Fort bien. Cernunnos/Nudd/Nuada selon nous (1, 2) ⸺ roi obscur, d'où proviennent les âmes humaines à s'incarner/réincarner au monde, époux d'une Nantosuelta qui surnommerait encore notre fille de Dana : Hærecura/Atæcina/Nantosuelta… comme des Saturne et Lua romains, archaïques.

D'autres Dieux & Déesses liminaux pourraient être mobilisés, tirant cet équinoxe automnal vers la période des amours et des mariages : Medros/Midir et Etain, mais aussi un flis de Manannán mac Lir : Mongan, Dieu des Métamorphoses, et une fille sous son autorité : Clodhna, Déesse de la Beauté. Sans rentrer dans les détails, pour un article aussi long, tous ces êtres ont un lien avec le franchissement d'espace liminaux entre ce Monde et l'Autre, au nom, notamment, de leurs amours tragiques. Ils forment, avec Hærecura/Atæcina/Nantosuelta, un ensemble particulièrement intéressant en cette saison magnifique. Alors imaginez pendant le mois colignien intercalaire de Quimon !


Conclusion

Qu'est-ce que la dénomination fragile d'Alban Elfed, Lumières de l'Eau instaurée par le folkloriste gallois Iolo Morganwg, créateur de la Gorsedd de Galles ⸺ et répandue par le vénal OBOD[6] ⸺ n'a pas de pertinent pour désigner l'équinoxe automnal, en gallois ! Mais sinon, appelons cette période, pas au hasard, Epon ! Car toute souveraineté et toute potentiarité va, vient et revient, éternellement. (Rien à voir non plus, avec la guerre d'un roi de houx avec qui-sais-je.)

Bref : bonne fin d'année ⸺ bon déclin ⸺ à toutezétous

Segodanios

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[1] « Ça tombait mal » : de même que l'ensemble de mes intellections, dans un milieu de craintifs, plaintifs et sédatifs, désireux qu'on les ménages après leurs persécutions monothéistes ⸺ comme si elles perduraient comme en 40 ! Pour elleux, je suis un Typhon. À lire aussi.

[2] Si les Proto-Gaulois se dénommaient bien eux-mêmes Galatoi, malgré leurs diversités de gentes & clientèles idoines (teutai, que j'ai rendues là par teutèles), c'est bel et bien la cartographie césarienne, qui inventa « les Gaulois » et leurs « Gaules » ⸺ entre autres, parce que le Sud-Ouest fut vasconique [ibéro-aquitain] avant tout, mais surtout parce qu'ils ne s'unifièrent jamais en dehors des spéculations sous Ambiorix, occasionnant la fascination pour une Celtie entre les néopagz. Ajoutons, pour être exact, qu'il y avait bien une aire anthropologique partagée, en évantail depuis les régions circum-danubiennes centrales puis en éventail vers l'Irlande et la Galice, avec ses nuances et interruptions dane [germano-scandinave], romaine et ibère, avec une échappée anatolienne en l'Est.

[3] Eriu : nom celto-gaélique de l'Irlande.

[4] Elcmar : parfois assimilé par les chercheurs à Nechtan, Dieu des eux continentales comme le Neptune archaïque romain, ou encore à Nuada/Nudd/Nodens, mais ce n'est pas très convaincant (lire sur cette dernière assimilation : 1, 2). À Ogmios, aussi, mais ça fait trop, pour rien. Laissons-les chacun.

[5] Mais les Gorseddau ne sont pas visés, eux qui célèbrent toujours le Soleil, Œil de Lumière, dans leurs panthéismes ⸺ et pas que le Soleil… D'ailleurs, les Gorseddau laissent être polythéistes les druidismes qui se retournent vers cette antique piété européenne.

[6] OBOD, Order of Bard, Druids and Vates, internationalisé grâce à la possibilité d'y acheter son titre « druidique » ⸺ pour ce qu'il a de druidique ! Déjà qu'avec les autres, ce n'est pas gagné ! La Charte éthique des Druides est un excellent début.

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