« Roue de l’Année Nocteau » après une méditation ethno-raciale, et Bonne Année 3898 !

17/10/2026

On dit une année néo-celtique, car il en existe quelques unes. Celle-ci, était centrée sur une reconstitution proto-gauloise.

Proto-gauloise, parce que « les Gaules, les Gaulois » sont une invention cartographique romaine de Jules César, sur la base de gentes (peuplements aux citadelles urbaines et manoirs agricoles) se reconnaissant pour « Galatai », c'est-à-dire Vaillantes en proto-celtique : de même qu'Hérodote reconnut une aire culturelle hellénique, César reconnut une aire culturelle celtique jusqu'en « Britanniæ », Grandes Bretagnes elles-mêmes plurielles.

Le Calendrier celto-gaulois de Coligny

Méditation ethno-raciale

Ce sont « nos ancêtres les Gaulois », dans la mesure exacte où nous ressortons des peuplements hexagonaux héréditaires (avec la Belgique, le Luxembourg et la Suisse) – quand même ces peuplements connurent des apports italiques, germaniques et ibériques : d'antiques gentes brito-gauloises partageaient leurs origines, jusqu'en « Hiberniæ », Irlandes mais aussi « Iberiæ », Ibéries (car les gentes de l'arc atlantique n'ont pas vécu en vases clos) depuis l'amont danubien d'Europe centrale.

C'est-à-dire que les Romains, les Germains, les chrétiens – administrateurs de ces contrées – n'ont jamais tant brassé la génétique que cela, avant la mondialisation récente et ses problématiques de « créolisation heureuse » ou de « remplacement malheureux » (sachant que des entre-soi communautaires demeurent). La problématique raciale contemporaine est tordue, eu égard à l'Antiquité.

Dans l'Antiquité en effet, alors que notre planète était 40 à 45 fois moins peuplée qu'aujourd'hui*, les gentes s'implantaient et se mobilisaient sans vergogne, certes à générer des bassins de peuplement et aires culturelles afférentes : c'est encore la transmission familiale, qui fonctionne culturellement le mieux.

Expansion celtique en Europe, depuis le coeur bleu jusqu'aux franges contemporaines

Méfiance, défiance, confiance

Ainsi, dans sa très hellénique Iliade, quand Homère parle de « race des Achéens, des Danéens » ou encore « des Troyens », il en parle au sens nietzschéen d'un « type d'hommes » socialement construit. C'est-à-dire sur la base d'une société, de ses liens (as)sociatifs, où la parentèle domine pour d'évidentes raisons de connaissance/confiance : si on n'est jamais mieux trahi que par un des siens, c'est justement parce qu'un inconnu ne peut pas nous trahir alors qu'on ne lui a jamais accordé de confiance – par définition, il est non-connu.

Cela ne veut pas dire qu'on éprouve de l'hostilité par défaut envers l'inconnu. S'il est, donc, non-connu, on voit mal comment on le honnirait avant de l'avoir rencontré. Une rencontre, bien entendu, qui ne se passe jamais de méfiance. C'est même sage (prudent) que se méfier de l'inconnu. Si l'inconnu s'avère douteux, on le défiera (défiance) pour le tester. S'il s'avère hostile, on le honnira jusqu'à l'affrontement.

Au contraire, s'il s'est montré bon – encore qu'il reste sage (prudent) de rester méfiant en l'accueillant pour douteux encore, – ou bien si, après l'avoir défié, il s'avère bon – avec toujours des réserves – il n'y a quand même aucune raison de le honnir. C'était ainsi que procédaient les Anciens, sans critère morpho-socio-logique a priori : tout le monde fonctionne ainsi, jusqu'au moderne rancher américain – et c'est la raison pour laquelle les westerns nous fascinent autant, à mettre en scène ces réflexes originaires à l'heure moderne ; enfin passons.

La fameuse résistance d'Astérix

Ethno-race, racisme

Le racisme en tant que tel, ce qui doit s'appeler le racisme, impose des critères morpho-socio-logiques a priori. Il déjuge selon le superficiel et le méconnu, sans autre respect que de soi-même, mais un mauvais respect de soi, car on se respecte mal soi-même, quand on se prive de curiosité.

Or, les ères monothéistes enseignent que « la curiosité est un vilain défaut » depuis leur théologie de la « libido sciendi », désir de savoir. Certes, Jésus aurait évangéliquement dit à peu près : « passez votre chemin où vous trouverez porte close, vous serez persécutés en mon nom » ; cela n'empêcha pas ses futurs disciples de forcer toutes les portes, à se sentir justifiés quand on se défendait pourtant en toute légitimité de leurs tours de force.

Les juifs et les musulmans sembleraient en meilleure posture historique, si les premiers ne se vendaient pas pour élus du seul Dieu valable (base chrétienne) et si les seconds ne procédaient pas comme les chrétiens historiques. Ces seconds sont d'ailleurs les premiers, historiquement, à produire des contenus racistes dans la Féodalité, envers les Africains, tandis que les premiers pratiquent toujours un racisme ashkénaze=juif caucasien > séfarade=juif ibéro-maghrébin > mizrahi=juif asiatique > beta-israeli/lemba/abayudaya/etc.=juif noir… car la question filiale/de l'affiliation/ascendance est centrale.

Les monothéistes n'ont donc jamais procédé autrement que les polythéistes, dont les seuls qui se distinguent – les chrétiens – n'auraient jamais dû procéder ainsi. Mais, sans tours de force, il est tout à fait possible que les chrétiens seraient restés la secte nazaréenne qu'ils étaient à l'origine, certes répartie dans l'empire romain, mais sans martyr, donc sans problématiques impériales conduisant les Romains et leurs empereurs à se convertir… de sorte que les musulmans non plus, ne seraient jamais apparus en tant que tels : le monothéisme serait resté diasporique comme le judaïsme.

Il n'aurait jamais donné lieu au nazisme non plus – donc au nouvel État d'Israël, – car son racisme ne se serait jamais répandu à l'Europe moderne. Sans les tours de force chrétiens, qui sait, peut-être même que la diaspora aurait disparu, car le souvenir du « peuple déicide » n'aurait jamais été cultivé**.

L'errance monothéiste fatale aux Européens

Tout cela pour dire que l'identification des morpho-socio-logique des Européens avec la seule vraie foi n'aurait jamais eu lieu autrement dans les cinq derniers siècles, donc l'invention de leur supériorité raciale depuis l'époque coloniale. Le racisme n'est qu'une errance monothéiste, ironiquement digne de l'archétype du Juif Errant. Les Anciens Européens polythéistes, dans leur monde 40 à 45 fois moins peuplé qu'aujourd'hui, rencontraient assez peu leurs voisins alter-culturels, de sorte à n'en pas contracter de complexe de supériorité : il fallait être d'ethno-race hébraïque, violée à la croisée de trois continent en Canaan, pour décompenser son sentiment d'infériorité ainsi jusqu'à une névrose de toute-puissance.

Il y a là des leçons évidentes pour ceux qui veulent voir : c'est grâce à la démonothéisation du monde, ces derniers siècles aussi heureusement, que la République a pu faire valoir le non-racisme. Toutes les manifestations contemporaines de racisme, à l'heure de la mondialisation, sont inhérentes à l'idéologie monothéiste : défense d'une « France chrétienne », d'un « Daesh mondialisé », de « l'Israël », de « l'Axe du Bien états-unien », etc. Ce ne sont pas des accrocs au sein du monothéisme, sous l'action d'un Diable décidément superpuissant, mais bien des conséquences évidentes pour les hommes de bonne foi qui ne s'égarent pas.

Or, si les monothéistes sont capables d'honorer des Pères Spirituels (les patriarches bibliques ou de l'Église et la famille de Mahomet, etc.) il est tout à fait possible, aujourd'hui, d'honorer des Pères Spirituels proto-gaulois – d'autant plus et mieux, quand on n'est pas raciste. Une spiritualité, moteur culturel essentiel, n'a pas de peau. La seule remarque à faire est la suivante : la transformation massive du peuplement abîme ses chances de perdurer, comme toute culture car, comme toute culture, elle a besoin de communautés en partage. Ainsi sont habilités le différentialisme culturel et le territorialisme populaire, naturellement anti-racistes.

« Roue de l'Année Nocteau » toujours simplifiée à huit dates, mais analysées

L'Année écoulée

À la fin, donc, on ne peut que vous inviter à parcourir cette année néo-celtique passée, à l'aube de la nouvelle année néo-celtique qui aura lieu – paradoxalement – au crépuscule du 19 octobre 2026 selon les calculs coligniens de la Kredenn Geltiek/Credinna Celtica (Croyance Celtique) et de son assemblée-fille autonome, la Comardiia Druuidiacta Aremorica : ce 1er du mois de Samain – du crépuscule du lundi 19 octobre 2026 à la fin d'après-midi du mardi 20*** – n'aura rien à voir avec les Trois Nuits de Samain, attestées 17 latis*** après ce 1er du mois de Samain, soit donc du crépuscule du jeudi 5 novembre 2026 à la fin d'après-midi du samedi 7. C'est ainsi que comptaient plus probablement « nos ancêtres les Gaulois » – avec une condensation des Trois Nuits au 1er novembre, dans les survivances celtiques des Îles du Nord-Ouest, durant la Féodalité romano-christianisée.

Donc non, Samain n'est pas « le Nouvel An celtique » – et joyeuses futures Trois Nuits à tous !… Célébration de communion de toutes les couches sociales, et de tous les Dieux & toutes les Déesses, présidant aux projets d'avenir, ainsi qu'aux (ré)conciliations entre gentes.

Les solstices et équinoxes ne sont pas spécialement fêtés, durant l'Antiquité – pas plus chez les Celtes que chez les Gréco-Romains ou encore les Danes [Germano-Scandinaves] – qu'advient pourtant potentiellement une Nuit des Mères, avec les Mâtres. C'est-à-dire que durant les Trois Nuits de Samain, étaient intronisés les rois et rassemblées les communautés, face aux de l'automne-hiver, alors que décline le Soleil. La Nuit des Mères, de même que le latis*** commence avec le crépuscule, célèbre « le cœur des nuits d'hiver », au moment où le Soleil est comme ré-accouché par l'obscurité d'un sein maternel cosmique ayant la dimension de la Déesse Boand/Uindoboua, la Vache Blanche.

« Roue de l'Année Nocteau » toujours simplifiée à huit dates, mais analysées

Au quart de l'année

À la fête d'Imbolc, qui pouvait durer une quinzaine symétriquement à Lugnasad à venir, on peut alors célébrer les naissances ayant survécu aux rigueurs, en période d'agnelage d'ailleurs, et procéder aux baptêmes – les eaux lustrales ne sont pas que propres à saint Jean-Baptiste, mais bien à l'Europe pré-chrétienne : Brigantia/Brigid/sainte Brigitte à l'honneur ! Si seulement l'équinoxe de printemps est honoré, c'est d'ailleurs au titre de l'Aube qu'elle représente, que des choses ont lieu.

On notera que la saint Patrick, certes remplaceur du celtisme par le christianisme en Irlande, est célébré à l'équilux, ce moment précédent l'équinoxe où, sur Terre, le jour correspond bel et bien à la durée de la nuit – ce n'est déjà plus le cas à l'équinoxe astrophysique : c'est dire, pour les chrétiens, que Patrick représenta un basculement religieux insulaire, encore qu'on puisse imaginer des fêtes celtiques de début de saison agraire supplantées par la saint Patrick – réellement entrée en vigueur au XVIIe siècle seulement au sein de l'Église catholique, probablement pour lutter contre la Réforme.

De manière générale, il faut nous souvenir que Jules César avait jugé les Celtes « très religieux » et que leur calendrier devait compter au moins autant de fêtes religieuses que le romain, quasiment plein déjà. Aussi l'absence de preuve (de fêtes celtiques aux solstices et aux équinoxes) n'est-elle pas la preuve de l'absence. Dans le même registre : on répète souvent que les mégalithes n'ont pas été édifiés par les Celtes, mais les derniers mégalithes ont été érigés à l'ère proto-celtique et leur usage a perduré jusque durant la Féodalité – certes évolutif selon les cultures dominantes. Mais enfin, si « Obélix » n'a aucune chance d'avoir été tailleur de menhirs, il y a de bonnes chances que « Panoramix » ait parfois officié à Carnac quand même (et pas qu'à Carnac) – sans compter l'érection de stèles sculptées tout de même imposantes par « Obélix ». De nos jours, on exploite toujours les mégalithes : pour le tourisme, on voit mal comment nos prédécesseurs seraient passés à côté…

Alors enfin, l'équinoxe de printemps, fête du début des travaux agraires, ne saurait être associé qu'au ressortissant de la gente des Fomoires, responsable de l'agriculture, à savoir Bres – gaulois restitué *Brassos – lors d'une fête de Brasson. Cela, d'autant plus aisément que Bres est l'époux de Brigantia/Brigid, associée à l'Aube.

« Roue de l'Année Nocteau » toujours simplifiée à huit dates, mais analysées

La mi-année

Pour en revenir à cette année néo-celtique écoulée, voici donc l'arrivée de Beltain – fête druidique par excellence, certes à baptiser le bétail entre deux feux, et certes aussi six mois après les Trois Nuits de Samain. On imagine sans problème Trois Nuits de Beltain – de même qu'on aurait pu imaginer Trois Nuits d'Imbolc (avec d'ailleurs de nombreux marchés, comme durant la Féodalité). Le livre des Conquêtes d'Irlande énonce d'ailleurs que « les Dieux sont arrivés au monde à Beltain ».

C'est qu'à Beltain, on honore le Dieu Bel, méconnu dans les sources insulaires, plus connu dans les sources continentales en forme de Dieu Belenos mais aussi de Déesse Belisama. Belenos, comparé à Apollon par les Romains, et Belisama à Minerve : leur lien mythique est scellé dans les arts & métiers qu'ils mobilisent, potentiels Sucellos/Dagda et (D)A(n)na, énergies fondamentales pour les « Aes Dana », hommes des arts.

Enfin c'est le moment, dans notre année néo-celtique, de célébrer la Nuit des Pères, justement symétrique de la Nuit des Mères, vers le solstice d'été. Sinon au solstice-même, du moins selon la lunaison afférente, peut-être à la pleine lune suivante ? Tout comme la Nuit des Mères, d'ailleurs… Où, des mois après les Trois Nuits de Samain et leur intronisation des rois, les revoici à l'honneur, avec le Dieu Taranis en chef, potentiel Dieu triple.

« Roue de l'Année Nocteau » toujours simplifiée à huit dates, mais analysées

Aux trois quarts de l'année

Alors que l'abondance est à son comble, c'est la mère nourricière du Dieu Lug, Tailtiu – non pas une membre des Tuatha dé Danann (Gentes Divines) mais des Fir Bolg (Gentes prédécesseuses) pour vous dire l'absence de racisme… – c'est Tailtiu, Puissance de la Terre Cultivée, qui est à l'honneur lors de jeux spécifiques, jusqu'au probable tournoi l'abreuvant de sang : coutume perdurant durant la Féodalité, mais dépourvue de sens sacrificiel.

C'est alors que la souveraineté annuelle, procurée par une Déesse telle qu'Epona/Macha (hypostase chevaline de la Morrigan ou Triple Déesse) au point que nombre de dirigeants – des Gentes Divines ou prédécesseuses – se nommaient « Eochaid », Chevalin. Nous approchons de l'équinoxe d'automne, désormais révolu voilà près d'une lunaison, au moment de rédiger cet article récapitulatif, et c'est la fin de cette année néo-celtique et le début d'une nouvelle, à la charnière du 19-20, donc.

Il sera bientôt temps de nous réunir, d'ici plus d'une demi-lunaison, pour les Trois Nuits de Samain, afin de prendre nos dispositions pour cet Annus Neo-Gallicus – ou plutôt devrais-je dire Blis Nouia-Galata, selon le gaulois attesté– 3898 (du 5 au 7 novembre, avons-nous dit). À vous de voir comment vous souhaitez scander vos vies, d'ici un an.

Segodanios (Mervis Nocteau)

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* Selon les démographes historiques, sur une base de 8 à 9 milliards d'âmes actuelles, qui donnent environ 200 millions d'âmes à la charnière des premiers siècles avant et après le Crucifié.

** Cette réfaction de l'Histoire est une uchronie parmi d'autres, où le message évangélique aurait été respecté à la lettre (les chrétiens préféreront asséner, que leur message aurait atteint le même résultat via « la Paix du Christ », en ajoutant qu'ils ne sont pas responsables pour le Diable…).

*** D'un crépuscule l'autre = un latis : on nomme cette durée ainsi, en antique proto-celtique attesté ès Proto-Gaules (cf. le début de cet article, sur la raison de ce proto). Les savants disent, c'est véridique, nycthémère pour la même durée – très, très, très savamment bien entendu.


Le Calendrier celto-gaulois de Coligny

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